Kaamelott un jour, Kaamelott toujours (quoique je mens : les premières fois, je n'aimais pas !)

Publié le par Fleurette et compagnie

La télé, ce n’est pas spécialement mon fort mais j’ai une assiduité, pas deux, hein ? Une : Kaamelott. Comme tout le monde, on a la TNT, même plus avec une box (je ne sais plus laquelle, mais qu’importe ? Elles doivent être toutes plus ou moins pareilles, non ? : des dizaines de chaines et jamais rien d’intéressant looooooooooooool Sauf France 5 et Arte, mais bon, on ne peut pas regarder QUE ces chaines-là ! Moi, non en tous cas ! Bref, avec mon homme, dès qu’on en peut plus de toute cette m****, on met Kaamelott en DVD mais si on s’écoutait, on le mettrait tous les jours, surtout l’été !!! (mais le problème, c’est que ça finirait quand même par nous pomper l’air !). Il y a deux grandes périodes de visionnage de Kaamelott dans notre année : le plein hiver lovés sous des couvertures ou près d’un feu et le plein été quand la télé ne passe plus que les grands nanars français et internationaux de tous les âges de la télé et du ciné !

  

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Quoiqu’il en soit, nous sommes des mordus de la série. Ce que j’aime particulièrement, c’est que, d’une part, jamais on se dit « Rhola, ils en font des caisses pour rien ! » (c’est TOUJOURS drôle, jamais ça ne tombe à l’eau ! C’est fort quand même ! Ce n’est jamais trop lourd, au pire, ça peut être trop fin, si fin qu’on peut passer à côté de certains traits d’humour passés inaperçus. C’est tellement rare que tout ne soit pas téléphoné !), d’autre part, même si c’est une série pour rire d’origine, on apprend un tas de trucs ! (maintenant je suis assez calée en légendes arthuriennes car bien sûr je m’y suis intéressée outre la série mais GRACE à celle-ci !) et l’humour est mêlé avec finesse au romantisme (ça a beau être une série pour Couple_Gwen_Lancelot-aelis.jpgrire, moi, l’histoire Lancelot/Guenièvre, ça me fait toujours quelque chose … Comme je connais l’histoire maintenant, je me délecte de toutes les prémices et j’attends avec impatience le moment où Guenièvre va rejoindre Lancelot … Eh oui ! Je suis comme ça !) ou à d’autres étranges émotions : c’est difficile à expliquer pour ceux qui ne connaissent pas mais, au cours de la série, on sent quelque chose monter mais on ne sait pas quoi. Moi-même, à chaque fois que je la regarde, elle me laisse plein de questions. Je pense personnellement que la légende arthurienne est une mine sans fond qui a influencé la littérature mondiale, ça, c’est un fait mais je pense qu’Alexandre Astier et sa clique ont eu le génie de s’en servir et d’en montrer l’épaisseur : ils ont su en dire assez pour qu’on puisse en comprendre la substance d’une part mais que d’autre part on veuille creuser pour en savoir plus ! Bel exploit !

 

Cependant, je n’ai pas terminé. Dans la série, cela va crescendo, peu à peu, le royaume « idyllique » est menacé de toutes parts, on sent que ça va basculer mais comment ? Pourquoi ? Et plus ça avance, et plus on se rend compte et, comme on a une âme « romantique », on n’a pas envie que ça se casse la gueule alors c’est un peu comme si, devant un spectacle de Guignol, on crierait « Derrière toi ! Derrière toi ! » et que, malgré tout, il ne se retourne pas et patatras, il se prend un bâton sur le coin du nez ! Et on remet la série parce qu’on espère secrètement qu’en la regardant du début, la fin changera ! On croise les doigts, on croise les doigts …

 

Le dernier livre raconte en fait l’avant-Kaamelott. D’abord, c’est déroutant parce que ça se passe principalement à Rome donc la plupart des personnages nous sont inconnus ou presque (quoique très bien campés et très bien joués). Mais il y a un climat lourd (c’est bien sûr fait exprès), on sent tout le poids que porte Arthur sur ses épaules et tout le dramatique de son histoire : dans ce livre, Arthur n’est pas du tout tourné en ridicule. D’ailleurs, au fil des livres, Arthur devient de moins en moins comique et on sent de plus en plus la force de sa destinée. Même les autres.

 

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C’est vraiment ce que j’aime le plus dans Kaamelott. C’est que, au-delà du drôle, on ressent d’autres choses, bien plus fortes. Par exemple, hier, j’ai regardé la fin du livre II. Perceval expliquait que, puisqu’Arthur ne l’aimait pas, il allait se barrer de Kaamelott. Et c’était drôle mais surtout extrêmement émouvant, tendre même. D’abord, Arthur est très ému lorsqu’il apprend que Perceval veut s’en aller et puis, il lui explique, à sa façon, qu’il l’aime. Je trouve que c’est très fin de la manière dont c’est mis en scène. Certains autres avec leurs gros sabots n’auraient jamais osé faire ainsi vibrer la corde de l’amitié chevaleresque. D’ailleurs, cette histoire Arthur / Perceval est l’une des plus belles. Elle est aussi un fil rouge : ce qui casse la baraque, c’est qu’elle montre les côtés les plus cachés des personnages, notamment celui de Perceval qui a l’air comme ça d’un gros nigaud pataud et, au-delà, d’un homme d’une bravoure sans égal et qui sauverait la vie de son roi, même si pour cela il faudrait passer par des souffrances insupportables, d’une noblesse de sentiments insoupçonnable, … De même, Arthur, même si, dès que Perceval ouvre la bouche, il a envie de le castagner, l’aime profondément, y est attaché comme à la prunelle de ses yeux, le protège et l’aime comme un grand frère. D’ailleurs, Perceval, qui passe donc plutôt pour un imbécile moitié feignasse moitié poivrot, est en fait promis à une grande destinée.

 

Pour finir, l’oiseau de mauvais augure dans Kaamelott, c’est la Fée Morgane. Voici ce qu’elle déclare pour bien mettre les choses au clair avec Arthur : « A force de se foutre de la gueule des Dieux, de se mettre à la colle avec une femme de chevalier et de laisser la Reine partir avec l'autre, on est bien d'accord qu'il y a forcément un truc qui va finir par vous tomber sur le coin de la gueule. » Cette citation montre bien comment l’humour est mêlé à la légende et au tragique …

 

Conclusion : je me dis que l’idéal chevaleresque et la légende arthurienne sont mis en valeur dans une série qui auraient pu les tourner en ridicule, c’est fort, je ne me lasserais de féliciter Alexandre Astier et sa fine équipe !

 

Bon, jpense que j’ai assez déclaré mon amour à Kaamelott. J’y reviendrais sûrement mais later.

 

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